Illustration Face à l'extreme droite : front populaire ©cgt

Contre l’extrême droite, la CGT se mobilise

Aussi, elle propose aux agents et salariés de s’organiser dans tous les lieux de travail pour gagner sur nos revendications et met à votre disposition des éléments d’information.

Écoutez l’appel historique que Sophie Binet, secrétaire générale de la cgt, a lancé le 18 juin 2024. « Il n’est plus minuit moins le quart, il est minuit moins une ! »

Youtube

L’imposture sociale du RN

L’extrême droite, sous une apparence pseudo-sociale, propose une politique bien marquée à droite, pro-capitaliste, de division et de haine, en totale opposition avec tout ce que défend la CGT. La communication de la CGT État « L’extrême droite est aussi l’ennemie de la Fonction publique et de ses agent·es ! » le montre bien. Quelques autres exemples de l’imposture sociale du RN :

LES SALAIRES
Le RN a voté
CONTRE l’augmentation du SMIC
CONTRE l’augmentation des salaires de la fonction publique
La CGT agit
> POUR l’augmentation générale des salaires
> POUR la revalorisation de 10 % du point d’indice de la fonction publique
Augmenter les salaires, c’est possible en limitant par exemple la redistribution des dividendes aux actionnaires.
LES RETRAITES
Malgré ses promesses, le RN
n’abrogera finalement pas la réforme Macron
La CGT agit
> POUR la retraite à 60 ans à taux plein avec des départs anticipés pour les métiers pénibles
La retraite à 60 ans, c’est possible en arrêtant, par exemple, les exonérations patronales, qui ne servent qu’à enrichir les actionnaires et vident les caisses de la sécurité sociale.
LE COÛT DE LA VIE
Le RN a voté
CONTRE le blocage des prix des produits de première nécessité
CONTRE la gratuité du 1er m3 d’eau
CONTRE le gel des prix des loyers
La CGT agit
> POUR le gel des prix des loyers
> POUR l’augmentation des APL
> POUR la construction de nouveaux logements sociaux à la hauteur des besoins des populations

Le kit militant en téléchargement sur le site de la confédération

Page SNTRS-CGT spéciale législatives

Retrouverez ci-dessous des ressources pour nourrir les débats au sein de vos collectifs de travail :

Vidéo Médiapart : Ce que serait la France sous le RN (Youtube – 2022)

avec : Michaël Zemmour économiste – Ugo Palheta sciologue – Marwan Mohammed sociologue – Sihem Zine présidente d’Action droits des musulmans – Marylie Breuil collectif double peine

L’oeil du SNTRS : Le RN tient discours social trompe l’œil (saupoudrage sur la revalorisation des minimas de pension des retraités et accentuation des carrières longues, ce qui concerne une très faible partie de la population) mais son programme est structuré autour du néolibéralisme et de la désocialisation.
Dans les 22 mesures phares du programme il n’y a rien sur les minimas sociaux (RSA), sur le chômage. Au contraire son programme prévoit :

  • une baisse des prélèvements obligatoires surtout orientée vers les riches
  • une baisse du financement des solidarités collectives (sécurité sociale, retraite, hôpitaux, services publics…)

Près d’1/4 du financement du programme de Marine Le Pen consiste en la coupe des prestations sociales aux immigrés, aux descendants d’immigrés et des personnes résidant en France depuis peu. Cela renforcera le taux de pauvreté en France. Le droit au logement, aux minimas sociaux, au travail sont remis en question pour toute une partie de la population. 

Le véritable projet de l’extrême droite n’est pas dans le programme car c’est en réalité un projet anti démocratique qui exclut toute une catégorie de la population de certains droits et qui fédère contre les personnes différentes, contre l’altérité. Ce projet est orienté contre les minorités et les exilés, il altère le droit des femmes (IVG, PMA, port du voile) et les droits des travailleurs. Les prestations de solidarité reposeront sur une distinction faite entre les français (5 années de travail en France).

Le droit d’asile est vidé de ses substances, la réunification familiale est remise en cause, 

Les gens qui pensent quil n’est pas grave que l’extrême droite prenne le pouvoir surestiment les capacités de mobilisation et de lutte de ce pays pour faire barrage à un projet fasciste. C’est un risque énorme ! et les conséquences seront dramatiques sur des millions de personnes.


« LE RN, ON N’A JAMAIS ESSAYÉ »

La Hongrie, l’Italie l’ont fait et, socialement, ce n’est pas joli-joli. Petit résumé et tour d’horizon de la situation en Italie, en quelques articles

L’oeil du SNTRS : Ce qui change (ou pas) dans un pays dirigé par l’extrême droite : l’Italie

  • Suppression d’aides sociales :  fin du « revenu de citoyenneté » bénéficiant à des millions de personnes pauvres pour « faire la différence entre ceux qui sont capables de travailler et ceux qui ne le sont pas ».  
  • Attaques envers les femmes  :  L’Italie de Meloni ouvre les centres de consultation familiale aux anti-avortements. Le Parlement a voté un amendement déposé par le parti Fratelli d’Italia, qui permet aux groupes opposés à l’IVG d’intervenir directement dans les centres de consultation : l’accès à l’IVG de plus en plus entravé
  • Attaques envers les minorités (étrangers, LGBT…) :  les familles LGBTQI+ sont dans le viseur de Meloni. Remise en cause des états civils de familles homoparentales, pression sur l’institution scolaire ou offensive anti-GPA… Un enfant de quatre ou six ans, qui avait jusqu’ici deux parents légaux, risque d’en perdre un des deux.
  • L’extrême droite au pouvoir attaque les intellectuels et veut limiter la liberté de parole. La cheffe du gouvernement italien poursuit en justice l’historien Luciano Canfora pour diffamation. Ce dernier l’avait qualifiée de « néonazie dans l’âme », en avril 2022. Ces derniers mois, les attaques contre la liberté d’expression se sont multipliées dans la péninsule. Gianni Berrino, sénateur issu des rangs de Fratelli d’Italia, a présenté un projet de loi sur la diffamation. L’un des amendements prévoyait quatre ans et demi de prison pour les journalistes reconnus coupables de diffamation.
  • Attaques sur la contre-culture et mise au pas de la culture. La première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia) a promu un décret anti-rave party qui menaçait de prison et de lourdes amendes quiconque s’aventurerait à organiser des rassemblements sauvages.

Quelques articles pour aller plus loin (accès payant pour les journaux)

En Italie

Ailleurs dans le monde

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    En Argentine :