TOUS ET TOUTES DANS LA RUE LE 18 JUIN CONTRE LA ‘‘NUIT DU BIEN COMMUN’’ !
PIERRE-ÉDOUARD STÉRIN FINANCE L’EXTRÊME-DROITE À TOULOUSE
Le SNTRS-CGT sera mobilisé et appelle nos collègues à se mobiliser également contre cet évènement « La nuit du bien commun », en participant à des initiatives d’entrave, en se tenant informé·es et en étant présent·es le 18 juin à 18h devant le centre de congrès Pierre Baudis, Compans Caffarelli – 31000 Toulouse
« Chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelles inquiétantes provenant de l’autre côté de l’Atlantique. Nous savions que Donald Trump et son acolyte, Elon Musk, avaient des idées dangereuses et farfelues, nous sommes maintenant bien conscients qu’ils sont décidés à les mettre en œuvre. Leur idéologie ainsi que leur mode d’action arrivent en France », écrit l’équipe de HelloQuitX. Nous partageons leur constat.
Nous nous alarmons en premier lieu en tant que syndicat opposé au racisme et au sexisme, et plus généralement aux attaques de la droite et de l’extrême droite envers les personnes sans papier, celles subissant le racisme, les femmes et les LGBTQI+. En tant que syndicat de travailleurs et de travailleuses de la recherche scientifique, nous nous alarmons également des attaques contre nos métiers et notre mission de service public.
La Hongrie de Victor Orban, l’Argentine de Milei, ou les Etats-Unis de Donald Trump, donnent exemple à la droite et à l’extrême droite françaises pour mettre en pratique leur politique.
C’est le cas notamment du milliardaire, catholique traditionaliste et exilé fiscal, M. Pierre-Édouard Stérin. Ce dernier entend, via un plan qu’il nomme Périclès, imposer les thèmes chers à l’extrême droite dans le débat public et mener une « guérilla juridique » (selon ses propres termes). Pour mener à bien ce plan, M. Stérin mobilise sa grande fortune pour financer un ensemble d’associations, de think tanks et de personnalités de la même obédience.
Concernant l’ESR, le think tank « Le Cercle Droit & Liberté » financé par M. Stérin a déposé en janvier dernier une plainte visant le CNRS. Il critique l’implication du CNRS dans HelloQuitX, l’application accompagnant le départ d’utilisateur·ices de X/Twitter en réaction au rachat de cette plateforme par Elon Musk.
A Toulouse, M. Stérin est à l’initiative de la deuxième édition de l’évènement « La nuit du bien commun ». Cet évènement aura lieu le 18 juin prochain à 19h au Centre de Congrès Pierre Baudis. Il regroupe un réseau d’associations caritatives d’extrême-droite financées par le milliardaire. Ce sera l’occasion pour de nombreuses personnalités de l’extrême droite catholique réactionnaire locale de tisser des liens entre elles en même temps que de profiter de défiscalisation. L’évènement sera, entre autres, animé par une journaliste ayant donné plusieurs fois la parole à l’association Alliance Vita (notamment anti-avortement et extrêmement transphobe) sur Radio Présence.
Le président, M. François Morinière, vaut également le détour. Passé par le collège Stanislas qui défraie actuellement l’actualité. M. Morinière a notamment travaillé pour Monsanto et était chargé de la commercialisation de l’herbicide controversé Roundup (à base de glyphosate). Actuellement président du directoire du Groupe Bayard, notre « écologiste » aura tenté en 2024 de coopter l’ancien bras droit de M. Stérin sur un poste à responsabilités dans le groupe. C’est grâce à la mobilisation des salarié·es du groupe que quelques mois plus tard, cette cooptation sera annulée.
Médiapart a déjà révélé que « La nuit du bien commun » finance des structures idéologiquement homogènes, parmi lesquelles figurent des établissements privés du réseau Espérance Banlieues, où règnent la violence et le racisme, mais également la chaîne YouTube « Je révise avec toi » qui enseigne l’histoire avec une vision politique de droite.
A Toulouse, ce sont les associations « Le Village de François » et l’association Seuil qui bénéficieront d’une partie des dons de la soirée. La première revendique la doctrine écologiste de Charles Mauras « l’écologie intégrale » (son président est intervenu dans le regroupement « Université de la vie » de « Alliance Vita ») et la seconde propose des sorties aux adolescentes en rupture sociale et scolaire sur les chemins de St Jacques de Compostelle.
Au-delà du travail journalistique, plusieurs initiatives visent déjà à entraver la stratégie de M. Stérin et son événement « La nuit du bien commun ». A Toulouse la SCAS (Section Carrément Anti-Stérin) a mis au point un site (scas-toulouse-mail.my.canva.site) permettant d’envoyer des mails aux associations lauréates ainsi qu’à la Métropole et au Centre des Congrès pour les alerter. Ces actions commencent à porter leurs fruits, avec notamment une association qui s’est déjà désengagée.
Toulouse, le 12 juin 2025
