Image d'appel à un rassemblement contre l'extrême droite à Paul Sabatier, lundi 17 mars à 12h30 devant la présidence de l'université Paul Sabatier à Toulouse. Titrée "Extrême droite hors de nos facs.", elle est signée par Solidaire Etudiants et étudiantes Toulouse, IEL (collectif étudiant de l'INSA de Toulouse), Collectif Populaire contre l'extrême droite, l'union étudiante de Toulouse, sud solidaire recherche, le poing levé Toulouse, NPA jeunesses anticapitalistes, la CGT FERC-Sup et la CGT SNTRS.

Date

Mar 17 2025
Expiré!

Heure

0h30 - 13h30

Extrême droite hors de nos facs

Extrême-droite, hors de nos facs ! Non à la présence de l’UNI sur notre campus !

Les 18 et 19 Mars auront lieu les élections aux conseils centraux de l’université Paul Sabatier. Parmi les listes se présentant pour les étudiant.es, nous pouvons remarquer la présence de l’UNI. Ce « syndicat » étudiant vantant « la réussite, l’excellence et le mérite » est en fait une organisation d’extrême droite à peine déguisée. En effet, créé en 1969 en réaction à mai 68, l’objectif de l’UNI était d’ « unir les droites », y compris l’extrême-droite la plus radicale. Bon nombre de militants ont d’ailleurs mené campagne pour Éric Zemmour en 2022. Dans leurs programmes, on retrouve toute les fixations racistes de l’extrême droite sur l’immigration ou la prétendue insécurité ainsi que les paniques morales habituelles de ce camp politique (« islamogauchisme », « wokisme » …). En plus de cela, il est aussi très simple de retrouver les liens de l’UNI avec des groupuscules d’extrême droite violents, comme l’Action Française, parti historique de l’extrême droite française et royaliste ou encore avec le GUD, qui est composé en bonne partie de militants néonazis.

Dans la réalité, l’UNI c’est aussi des étudiant.es agressé.es verbalement et physiquement par leur membres, comme l’année dernière durant les élections à Paul Sabatier, durant les élections à l’université de Nantes en 2023, entre autres exemples. Récemment, ont été révélées, par la presse, des images de saluts nazis dans leur local à UT1 et en public à Strasbourg, ainsi que la création de jeux de cartes antisémites, islamophobes et sexistes. Il y a un an au Mirail, l’UNI n’a pas hésité pas à s’entourer d’un service d’ordre composé de zemmouristes. Et lorsque des organisations s’opposent à leur présence, ils n’hésitent pas à inventer des calomnies et des accusations de violences et dégradations, comme récemment au Mirail ou à Tolbiac, mensonges relayés par leurs alliés médiatiques de la fachosphère comme Cnews ou Frontières.

La présence de ces groupes sur la fac est un danger pour les étudiant.es et usager.es. Leur idéologie est une attaque directe à l’université et au droit à étudier, ils défendent ainsi une université toujours plus élitiste et sélective, ce qui favorise les étudiant.es ayant déjà le plus de facilité et rend toujours plus difficile l’accès à l’université pour les personnes les plus défavorisées. Les mesures d’excellences ne sont qu’une manière déguisée d’imposer un tri social. De plus, l’UNI est contre le repas à 1€ pour toustes et ne défend aucune mesure d’aide financière aux étudiants, ce qui poussera encore plus les étudiant.es précaires à travailler à côté de leurs études, ce qui est un des principaux facteurs d’échec. Ce sont également des soutiens du génocide à Gaza, comme le montre l’invitation à un de leurs événements de Patrick Hetzel, ancien ministre de l’Enseignement Supérieur spécialiste de la répression des étudiants mobilisés pour la Palestine.

Face à cette organisation et à ses idées racistes et réactionnaires, il faut faire front! Pour s’opposer à la venue de l’UNI et montrer que l’extrême-droite n’a pas sa place sur notre campus, nous vous invitons à vous rassembler le lundi 17 mars, à 12h30 devant le bâtiment administratif de Paul Sabatier.