LOI SUR LE PERMIS DE TUER : CE DIMANCHE 20 SEPTEMBRE COMME PARTOUT EN FRANCE, SOYONS DES MILLIERS DANS LA RUE À TOULOUSE !
LOI SUR LE PERMIS DE TUER : CE DIMANCHE 20 SEPTEMBRE COMME PARTOUT EN FRANCE, SOYONS DES MILLIERS DANS LA RUE À TOULOUSE !
Plus de 730 000 personnes ont signé la pétition contre la proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme. Il s’agit d’un premier pas pour construire une mobilisation dans la rue contre une loi qui revient à légaliser un permis de tuer pour les forces de police. Ce dimanche 20 septembre, soyons des milliers a Toulouse pour demander le retrait total de cette loi !
Le refus d’ouvrir un débat à l’Assemblée Nationale sur la base d’une pétition avec plus de 730 000 signataires a l’effet inverse de celui recherche. Quand les institutions refusent le débat, c’est le pays qui s’en empare. Car cette mobilisation dépasse largement cette seule proposition de loi : elle révèle les seuils franchis par le gouvernement.
Cette proposition de loi ne constitue pas une réforme sécuritaire de plus.
Elle marque une rupture. Lorsqu’un usage létal de la force bénéficie d’une présomption favorable avant même que les faits aient été établis, ce n’est plus seulement une règle de procédure qui change. La présomption de « légitime défense » devient une « présomption d’usage légitime de l’arme ».
Depuis l’entrée en vigueur de la loi Cazeneuve sur le « refus d’obtempérer » votée en 2017, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués lors de tirs policiers à l’occasion de refus d’obtempérer. La France constitue déjà une exception européenne. Aucun bilan n’a pourtant été dressé, aucune remise en question engagée. Au contraire, cette proposition de loi choisit d’aller plus loin encore.
Mais un second seuil vient lui aussi d’être franchi. Celui du seuil de tolérance de la société à l’égard de cette violence.
Familles de victimes, associations, syndicats, ONG, organisations politiques, juristes, magistrats, universitaires, artistes, citoyens : une même conviction nous rassemble contre cette loi. Nous sommes conscients que les premières victimes de l’application de cette loi seront ceux qui font déjà face, au quotidien, au racisme systémique, notamment les habitantes des quartiers populaires.
A Toulouse, plusieurs familles comme celles de Bilal ou de Maicky réclament encore aujourd’hui la vérité et la justice pour leurs proches victimes de violences policières. La lutte pour le retrait immédiat de cette loi est aussi une lutte pour leur droit à la justice et leur mémoire.
Le 20 septembre, nos organisations rejoignent l’appel national du SAVE. Nous organisons une grande manifestation à 14h au départ du Parvis de la Gare Matabiau pour demander le retrait immédiat de cette loi.
