Mi-décembre 2025, nos collègues apprenti·es (celles et ceux dont le contrat a débuté après le 1er mars 2025) ont reçu un mail de la part du service des Ressources humaines de leur délégation régionale. Ce mail leur indiquait que leur rémunération du mois de décembre subirait une baisse en raison d’une régularisation liée à l’abaissement du seuil d’exonération des cotisations salariales des apprenti·es, conformément au décret n°2025-290 du 28 mars 2025.
Le CNRS n’ayant pas appliqué ce texte auparavant sur les nouveaux contrats d’apprentissage (texte en vigueur depuis le printemps), il l’a fait au mois de décembre avec effet rétroactif depuis le début du contrat.
Le résultat ? Au moins un tiers du salaire des apprenti·es en moins sur leur bulletin de paie en ce mois de décembre, juste avant les fêtes de fin d’année ! On parle ici de collègues payés pour beaucoup au SMIC.
Comment en est-on arrivé là ?
Le SNTRS-CGT, alerté par de nombreux·ses apprenti·es, a interpellé immédiatement la Direction des ressources humaines. Au travers des réponses qui nous ont été données, combinées à notre connaissance de la situation des services centraux, nous avons alors constaté avec tristesse et rage que les apprenti·es du CNRS paient la faillite du CNRS : mauvais choix logiciels dans le passé et dégradation des conditions de travail des collègues des services centraux.
En effet, il y a plusieurs années, la CNRS a choisi d’utiliser (et de payer !) un logiciel développé par une entreprise privée (logiciel de gestion RH : SIRHUS). Le SNTRS-CGT avait alors mis en garde la direction du CNRS : coût excessif, maintenance hasardeuse, utilisation complexe. C’est bien la défaillance d’utilisation de ce logiciel vieillissant et cher qui est la cause première de la situation des apprenti-es en ce mois de décembre.
Parallèlement, la pression sur nos collègues des services centraux rend leurs conditions de travail difficiles à tenir : charge de travail trop importante, manque de personnel, stress… On connaît les résultats : arrêts maladie fréquents et turn over important.
Que faire ?
Le CNRS ayant renvoyé les apprenti·es concerné·es vers une demande d’aide exceptionnelle auprès de l’assistante sociale de leur délégation régionale, le SNTRS-CGT demande :
Enfin, il est grand temps que la direction du CNRS redresse la barre d’un Titanic en devenir !
Aussi, le SNTRS-CGT revendique :
Le SNTRS-CGT se tiendra toujours au côté des agents, notamment des plus précaires d’entre eux : les apprenti-es.
